Stéréoscopie Auvergne | l'Auvergne en relief - StéréAuvergne | Archéologie | Oppidum de Gergovie | Fouilles 2014

Caniveau (CN 2)

Caniveau (CN 2)

Ce caniveau est contemporain du mur de fortification MR 1 (qui le jouxte dans la tranchée exploratoire). Ils furent construits dans la deuxième phase de l’occupation du plateau lors de sa fortification. Il est large de 55 cm pour 60 cm de profondeur et son pendage part vers le sud. Son parement inférieur fut réalisé avec des blocs de basalte qui ne dépassent pas un gabarit de 20 cm. Son comblement comportait en surface des blocs basaltiques provenant de la démolition du mur MR 1. Au fond, des couches argileuses rouges ou grises s’étaient accumulées naturellement durant son fonctionnement.

 

Citerne (CT 11)

Citerne (CT 11)

Cette citerne (CT 11) de collecte de l’eau de ruissellement de la voie romaine (VO 10) fut réalisée lors de la troisième phase de l’aménagement urbain du plateau, probablement après la démolition (entre -40 et -20) du mur de fortification (MR 1) tout proche. Elle fut construite dans le même temps que la voie romaine qui la borde, et dont la couche porteuse de stabilisation en gravier damé apparait à sa droite sur cette image.  Sa forme est trapézoïdale avec 1,66 m au nord et 1,78 m au sud,  pour 2,36 m de longueur. Le parement dont la nature change à mi-hauteur, n’est pas collé au mortier. Son comblement était constitué de grands blocs basaltiques, d’une terre argileuse et de fragments d’amphores (Bétique, Cadix, Tarraconaise, Pascual, Haltern 70, Dressel 7-11) qui sont datable de la période augustéenne tardive (entre -10 à +15 de notre ère). Une deuxième citerne du même type a été découverte 9 m plus au sud.

Couche augustéenne (US 63)

Couche augustéenne (US 63)

Cette unité stratigraphique/couche (US 63) correspond à la dernière phase d'occupation de l’époque augustéenne dans cette zone du plateau. Son sol compact est composé de terre grise et de cailloutis dans lesquels se mélangent de nombreux tessons de céramiques et fragments d’amphores sur environ 40 cm d’épaisseur. Cette couche de remblai a révélé un bâtiment sur sablière basse orienté comme la voie romaine (VO 10), un puits (PT 7) et une cave ou fosse.

Mur de fortification (MR 1)

Mur de fortification (MR 1)

Le mur de fortification (MR 1) est constitué de blocs basaltiques pour obtenir une épaisseur totale de 2,7 m. Il ressemble beaucoup au mur de fortification qui longe l’arête sud de l’oppidum. Sa paroi orientale est réalisée en parement lisse et droit avec de grands blocs qui reposent 40 cm en profondeur sur la couche stratigraphique (US 156). On retrouve dans cette couche des fragments d’amphores de type Dressel 1b compatibles avec la période de la Tène D2b (de -50/-60 à -30). La paroi occidentale est réalisée en parement de plus petit appareil. Cette face constitue aussi la paroi d’un caniveau adjacent (CN 2) de 55 cm de large pour 60 cm de profondeur et dont le pendage part vers le sud.

Puits (PT 7)

Puits (PT 7)

Le puits (PT 7) est contemporain de la dernière phase d’occupation de cette zone du plateau, durant la dernière décennie avant notre ère. Il est associé au bâtiment sur sablière basse découvert à proximité (dans l’unité stratigraphique US 63 que le puits affleure en surface). Son mode de construction typique a nécessité le creusement préalable d’une fosse ronde d’1,5 m de diamètre. Son cuvelage est ensuite bâti en murs parementés de pierres sèches. Il offre une ouverture utile carrée d’environ 50-55 cm. Son comblement -fouillé sur 1,5 m de profondeur- a livré 73 fragments d’amphores que l’on peut dater de la période augustéenne (-30 à +10) ou de la période augustéenne tardive (-10 à +15).

Voie romaine (VO 10)

Voie romaine (VO 10)

Cette voie romaine (VO 10) fut réalisée probablement après la démolition du mur de fortification (MR 1), entre -40 et -20. Elle correspond à la troisième phase de l’aménagement urbain du plateau, bien après la conquête. Elle est orientée nord-sud et donc représente un cardo romain, peut-être le principal : le cardo maximus. La voie est constituée d’une première couche stabilisatrice en gravier damé (US 112, cailloutis gris-rougeâtre compacté et mélangé avec de l’argile grise) sur laquelle repose un dallage de gros blocs basaltiques aplanis (US 164). Enfin, elle dispose d’un réseau de bassins ou citernes de rétention d’eau (CT 11) qui collecte les ruissellements. Le dallage mesure environ 6 m de largeur.



Not yet rated
Archive View | Powered by Zenphoto